(MENAFN) Le mardi, le Koweït a lancé un avertissement diplomatique clair à l’Irak, exigeant que le pays agisse « sérieusement et de manière responsable » conformément au droit international, alors que le différend sur la frontière maritime entre les deux voisins du Golfe continue de s’intensifier.
Dans une déclaration officielle du cabinet, le Koweït a appelé Bagdad « à prendre en compte le cours des relations historiques » entre les deux nations et « à traiter la question de manière sérieuse et responsable conformément aux règles et principes du droit international, ainsi qu’à ce qui est stipulé dans la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982, et en accord avec les entendements, accords et protocoles bilatéraux. »
Cet appel ferme fait suite à la décision du Koweït la semaine dernière de convoquer le chargé d’affaires irakien pour protester contre la soumission par Bagdad de coordonnées maritimes et d’une carte territoriale à l’ONU — une démarche que le Koweït considère comme une intrusion dans son territoire souverain.
Cependant, Bagdad est resté ferme sur ses positions. Le cabinet irakien, réuni mardi sous la présidence du Premier ministre Mohammed Shia al-Sudani, a réaffirmé les droits souverains de l’Irak sur ses terres et ses eaux territoriales, tout en adoptant un ton conciliant, s’engageant à « maintenir les meilleures relations avec tous les pays voisins, de manière à garantir les droits mutuels et la souveraineté nationale, dans le cadre de relations fraternelles constructives. »
Le ministère des Affaires étrangères irakien avait auparavant défendu la démarche auprès de l’ONU dimanche, affirmant qu’elle avait été effectuée « conformément au droit international de la mer. »
Ce différend s’inscrit dans un contexte historique chargé. En août 1990, l’Irak, alors dirigé par le président Saddam Hussein, a lancé une invasion à grande échelle du Koweït, déclenchant la guerre du Golfe de 1991, qui s’est terminée lorsque la coalition internationale dirigée par les États-Unis a expulsé les forces irakiennes après sept mois de conflit. Les relations diplomatiques entre les deux pays n’ont été rétablies qu’en 2003, après la chute du gouvernement de Saddam Hussein.
Après la guerre, l’ONU a délimité la frontière terrestre entre les deux pays, mais aucun accord complet sur la frontière maritime n’a été conclu, laissant des questions cruciales de délimitation offshore non résolues entre deux des plus grands producteurs de pétrole de la région, préparant ainsi le terrain pour le bras de fer qui se déroule actuellement devant la communauté internationale.
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Koweït exige que l'Irak agisse sérieusement face à l'escalade du différend maritime
(MENAFN) Le mardi, le Koweït a lancé un avertissement diplomatique clair à l’Irak, exigeant que le pays agisse « sérieusement et de manière responsable » conformément au droit international, alors que le différend sur la frontière maritime entre les deux voisins du Golfe continue de s’intensifier.
Dans une déclaration officielle du cabinet, le Koweït a appelé Bagdad « à prendre en compte le cours des relations historiques » entre les deux nations et « à traiter la question de manière sérieuse et responsable conformément aux règles et principes du droit international, ainsi qu’à ce qui est stipulé dans la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982, et en accord avec les entendements, accords et protocoles bilatéraux. »
Cet appel ferme fait suite à la décision du Koweït la semaine dernière de convoquer le chargé d’affaires irakien pour protester contre la soumission par Bagdad de coordonnées maritimes et d’une carte territoriale à l’ONU — une démarche que le Koweït considère comme une intrusion dans son territoire souverain.
Cependant, Bagdad est resté ferme sur ses positions. Le cabinet irakien, réuni mardi sous la présidence du Premier ministre Mohammed Shia al-Sudani, a réaffirmé les droits souverains de l’Irak sur ses terres et ses eaux territoriales, tout en adoptant un ton conciliant, s’engageant à « maintenir les meilleures relations avec tous les pays voisins, de manière à garantir les droits mutuels et la souveraineté nationale, dans le cadre de relations fraternelles constructives. »
Le ministère des Affaires étrangères irakien avait auparavant défendu la démarche auprès de l’ONU dimanche, affirmant qu’elle avait été effectuée « conformément au droit international de la mer. »
Ce différend s’inscrit dans un contexte historique chargé. En août 1990, l’Irak, alors dirigé par le président Saddam Hussein, a lancé une invasion à grande échelle du Koweït, déclenchant la guerre du Golfe de 1991, qui s’est terminée lorsque la coalition internationale dirigée par les États-Unis a expulsé les forces irakiennes après sept mois de conflit. Les relations diplomatiques entre les deux pays n’ont été rétablies qu’en 2003, après la chute du gouvernement de Saddam Hussein.
Après la guerre, l’ONU a délimité la frontière terrestre entre les deux pays, mais aucun accord complet sur la frontière maritime n’a été conclu, laissant des questions cruciales de délimitation offshore non résolues entre deux des plus grands producteurs de pétrole de la région, préparant ainsi le terrain pour le bras de fer qui se déroule actuellement devant la communauté internationale.