La Fed relance le « cri de l'aigle » : l'incertitude sur une baisse des taux s'accroît, la patience devient la ligne directrice

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Alors que le marché continue de débattre du nombre de fois où il pourra encore réduire les taux cette année, les responsables de la Réserve fédérale de l’autre côté de l’Atlantique ont collectivement jeté un froid. Le 24 février, plusieurs hauts responsables de la Fed ont exprimé leur point de vue de manière cohérente : l’inflation n’est pas encore revenue à 2 %, il est donc prématuré de parler d’une nouvelle baisse des taux.

De Boston à Chicago, de Richmond à Atlanta, la « patience » et la « prudence » sont devenues les nouveaux mots-clés de cette discussion politique.

  1. Collins : il est probable que les taux « restent une pause », la politique est presque neutre

● La présidente de la Fed de Boston, Susan Collins, a donné une opinion assez claire lors d’un panel dans sa région. Elle a indiqué qu’étant donné la résilience récente du marché du travail — pas une faiblesse, mais une « stabilité inhabituelle » — le niveau actuel des taux pourrait nécessiter « de le maintenir pendant un certain temps ».

● Collins a fait un « bilan » de la politique monétaire : après une relâchement total de 175 points de base au cours des 18 derniers mois, le taux actuel est simplement « légèrement restrictif », voire peut-être déjà proche du niveau « neutre » où l’on n’accélère ni ne freine. La voiture étant maintenant sur une route plate, le conducteur n’a pas besoin d’accélérer.

● « Nous avons besoin de plus de preuves pour confirmer que l’inflation revient lentement vers l’objectif de 2 %. » Collins a admis que, bien que la tendance générale soit une baisse de l’inflation plus tard cette année, la meilleure option, avant de voir des données concrètes, est de garder la main sur le frein et de continuer à observer.

  1. Goolsbee : 3 % d’inflation n’est pas sûr, ne vous précipitez pas

● Contrairement à la modération de Collins, le président de la Fed de Chicago, Austan Goolsbee, a été plus tranchant. Lors d’une réunion de la National Business Economics Association, il a clairement indiqué qu’il n’était pas approprié de réduire davantage les taux tant que davantage de preuves ne montrent pas que l’inflation continue de diminuer.

● Goolsbee a fait un calcul pour le marché : bien que l’inflation ait reculé par rapport à son pic, l’indice PCE de décembre affiche encore 2,9 %, et l’indice PCE de base reste à 3 %. Il a utilisé une image forte pour avertir — « une inflation à 3 % n’est pas une position sûre ». C’est comme si la fièvre passait de 39 à 37,5 degrés : c’est un peu mieux, mais encore loin de la normale à 36,5 degrés, et il ne faut pas arrêter le traitement trop tôt.

● Il a même rappelé la leçon du passé, quand on a « mal jugé que l’inflation était temporaire », laissant entendre que les décideurs ne doivent pas tomber dans le même piège deux fois. Concernant la possibilité de réduire les taux cette année, Goolsbee reste ouvert, mais il renvoie la balle aux données : « Si la pression sur les prix diminue, il pourrait y avoir plusieurs baisses de taux en 2026, mais cela dépendra de la véritable trajectoire de l’inflation vers 2 %. »

  1. La stratégie d’équilibre de Barkin : emploi et inflation, il faut tenir les deux

● Le président de la Fed de Richmond, Tom Barkin, a davantage évoqué l’équilibre subtil de la « double mission » de la Fed. Il a souligné que, bien que le risque de baisse du marché du travail ait diminué, les données sur l’inflation restent « obstinément supérieures à l’objectif ».

● « Personne ne souhaite une inflation stagnante, ni un marché du travail qui s’affaiblit davantage », a résumé Barkin cette situation délicate. La bonne nouvelle, selon lui, c’est que la Fed est « dans une position favorable », avec suffisamment d’espace pour observer l’économie sans se précipiter à changer de cap.

  1. Réactions du marché : la baisse des attentes de réduction des taux s’estompe, le dollar profite de la hausse

● Ces déclarations plutôt « hawkish » ont rapidement créé des vagues sur le marché des devises et des métaux précieux. Selon l’analyse de Bloomberg Asia, les propos des responsables de la Fed ont considérablement refroidi les attentes de baisse des taux, donnant au dollar un coup de pouce pour rebondir. Les dernières données montrent que la probabilité que la Fed maintienne ses taux jusqu’en mars est désormais de 98 %, et celle d’une baisse en juin est retombée de plus de 50 % à environ 44 %.

● Par ailleurs, l’or spot, après une brève hausse, est retombé en dessous de 5100 dollars l’once, reflétant une nouvelle évaluation du marché sur l’environnement de taux élevés.

  1. Perspective unique : l’IA est-elle une ennemie ou une alliée ?

● Il est intéressant de noter qu’un « nouveau variable » a émergé dans cette discussion sur l’inflation : l’intelligence artificielle. Collins, de manière rare, a évoqué cette révolution technologique. Elle a déclaré suivre de près si « une productivité élevée pourrait contribuer à désinflationner ».

● Elle a révélé que, selon les retours des entreprises, l’IA sert principalement à « améliorer l’efficacité du travail, plutôt qu’à remplacer les travailleurs ». Si l’IA peut aider les entreprises à augmenter leur production sans coûts salariaux importants, cela pourrait soulager la pression sur l’offre et aider à ramener l’inflation vers 2 %, comme une « arme secrète ». Mais certains analystes craignent aussi que la construction de centres de données et la demande énergétique qu’elle entraîne puissent devenir de nouveaux moteurs inflationnistes.

● De plus, le président de la Fed d’Atlanta, Bostic, a soulevé une autre réflexion profonde : le taux de chômage pourrait évoluer vers un « nouveau normal » plus élevé. Si le problème du marché du travail réside dans le décalage des compétences plutôt que dans une pénurie cyclique d’emplois, une baisse précipitée des taux ne sauverait pas l’emploi, mais pourrait raviver l’inflation.

● En résumé, cette série de déclarations « hawkish » de la Fed ne vise pas à fermer complètement la porte à une baisse des taux, mais à refroidir les attentes excessives du marché. Avant que cette « bête » qu’est l’inflation ne soit totalement enfermée dans une cage, la « patience » en matière de politique monétaire restera le fil conducteur jusqu’au printemps 2026. Pour les investisseurs, il vaut mieux suivre attentivement chaque rapport sur l’inflation et l’emploi, car ce sont les seules données qui guident actuellement la Fed.

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