La Cour suprême « freine », Trump « accélère » : la fumée des droits de douane refait surface !

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Le cinquième jour du Nouvel An chinois est traditionnellement la journée où les Chinois accueillent la « fortune » ou « richesse », et le marché espère une prospérité et un vent favorable. Mais à Washington, c’est une tempête judiciaire qui souffle. Le 20 février, heure locale, la Cour suprême des États-Unis a statué à 6 voix contre 3 que les droits de douane massifs mis en place par l’administration Trump en vertu de la Loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationale (IEEPA) manquaient d’autorisation légale. En quelques heures, la Maison-Blanche a changé de ton : Trump a annoncé qu’une taxe mondiale de 10 % serait appliquée sur la base des droits existants. Toutes les taxes de sécurité nationale en vigueur entrent en vigueur immédiatement.

Une nouvelle manche dans la lutte entre commerce et pouvoir présidentiel commence.

Selon des sources proches du dossier, au moment de l’annonce de la décision, Trump était en réunion avec des gouverneurs à la Maison-Blanche. Un assistant lui a remis une note, et il a qualifié la décision d’« inquiétante » sur place. Lors de la conférence de presse suivante, Trump a même insulté les juges de la Cour suprême, les traitant de « idiots » et de « chiens de garde ».

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Ce qui est arrêté ne se limite pas aux droits de douane

L’opinion majoritaire de la Cour suprême estime que l’IEEPA ne confère pas au président le pouvoir unilatéral d’imposer des taxes générales sur les biens mondiaux. En d’autres termes, le président peut déclarer une urgence, mais ne peut pas établir un système tarifaire permanent sur cette base.

Cette décision a au moins deux impacts concrets.

Premièrement, au niveau de la mise en œuvre politique. Le cadre tarifaire central sur lequel Trump s’appuyait depuis plus d’un an est renversé. Bien que certains droits liés à la sécurité nationale (232) ou à l’enquête 301 puissent encore être maintenus, l’outil le plus efficace et le plus étendu est désormais invalidé par la justice.

Deuxièmement, au niveau financier. Plusieurs institutions estiment que si ces droits sont finalement déclarés invalides, le gouvernement américain pourrait faire face à une pression massive de remboursements, pouvant atteindre des centaines de milliards de dollars. Selon Bloomberg, un avocat spécialisé en commerce a déclaré que la question des remboursements « deviendra le prochain point central des litiges ».

Plus important encore, la certitude politique diminue. Les entreprises ne peuvent pas prévoir la structure des coûts commerciaux dans les six prochains mois — ce qui est précisément la variable la plus redoutée dans la chaîne d’approvisionnement mondiale.

Le « bouton de secours » de Trump

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Face à cette décision, la réponse de Trump est très ferme. Il a déclaré à la Maison-Blanche : « Il existe encore beaucoup de moyens, beaucoup de pouvoirs. »

La Maison-Blanche prévoit d’appliquer dans les prochains jours une taxe temporaire de 10 % sur tous les produits importés, en vertu de l’article 122, pour une durée de 150 jours. Si le Congrès ne prolonge pas cette mesure, elle expirera automatiquement. Ce dispositif, historiquement peu utilisé, était initialement conçu comme un outil à court terme pour équilibrer le déficit commercial.

Par ailleurs, Trump n’a pas exclu de pousser le Congrès à légiférer pour donner au président un pouvoir tarifaire plus clair. Certains républicains ont déjà exprimé leur soutien public. Cependant, avec une majorité limitée dans les deux chambres, la réussite de cette démarche reste incertaine.

Un stratégiste républicain a confié aux médias que les droits de douane sont la « pierre angulaire » de l’agenda économique de Trump, et qu’« il ne renoncera pas facilement ».

Le laboratoire de budget de Yale a simulé l’impact de la politique tarifaire de Trump durant son mandat, et publié un rapport récent basé sur ses déclarations.

Selon ces estimations, avant la décision de la Cour suprême, le taux moyen effectif des droits (c’est-à-dire la moyenne des taxes payées sur toutes les importations) était de 16,9 %. Si les droits invalidés par la Cour sont finalement abandonnés sans remplacement, ce taux tomberait à 9,1 %.

Mais si Trump applique comme prévu une taxe de 10 % sur tous les produits, en utilisant différentes bases juridiques, et s’il parvient à maintenir cette politique, le laboratoire estime que le taux effectif final pourrait atteindre 15,4 %, revenant presque au niveau d’avant la mise en place initiale.

Réaction du marché modérée

La volatilité du marché ce jour-là est restée limitée. Les trois principaux indices américains ont progressé, les investisseurs anticipant une baisse temporaire des coûts pour les entreprises. Les secteurs de la fabrication et de la vente au détail, dépendants des composants importés, ont enregistré des gains notables. Le marché des cryptomonnaies a également été brièvement soutenu : le Bitcoin a frôlé les 68 000 dollars, et certains altcoins ont augmenté de plus de 5 %. Les analystes expliquent que la baisse des tensions commerciales a renforcé l’appétit pour le risque.

Cependant, avec l’annonce du nouveau plan tarifaire par Trump, la hausse s’est rapidement modérée. Le marché a vite compris qu’il ne s’agissait pas d’un arrêt définitif, mais d’une réorganisation de la trajectoire.

Pressions économiques et politiques

La complexité des droits de douane réside dans le fait qu’ils sont à la fois un outil économique et une question politique.

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Sur le plan économique, les droits de douane sont généralement perçus comme une mesure visant à augmenter le coût des importations, ce qui pourrait faire grimper les prix. Certains républicains en privé estiment que ces taxes freinent la croissance économique, surtout à l’approche des élections de mi-mandat.

John Iselin, vice-directeur du laboratoire de budget de Yale, indique que la politique tarifaire de Trump n’a pas encore permis d’atteindre ses objectifs de relance de la fabrication américaine ou de réduction du déficit commercial. Même si la plupart des économistes ne soutiennent pas l’importation de taxes, ils reconnaissent que ces droits ont permis d’accroître les recettes fiscales.

Il explique : « Franchement, comparé à d’autres moyens de générer des revenus, les droits de douane sont une méthode plus régressive. De nombreux travaux économiques ont montré leurs effets négatifs. Mais en même temps, dans les décennies à venir, nous aurons besoin de revenus importants. »

Politiquement, les démocrates ont fait de la « hausse du coût de la vie » leur principal argument. Un stratégiste démocrate en Pennsylvanie a déclaré à NBC que la pression sur les prix causée par les droits de douane « a déjà des effets concrets ».

Par ailleurs, la camp Trump insiste sur la nécessité de rééquilibrer le commerce et de faire revenir la fabrication aux États-Unis, considérant les droits comme un outil essentiel.

Au cœur de ce débat, ce n’est pas seulement le commerce, mais aussi la question de la limite du pouvoir présidentiel en situation d’urgence économique.

Quelles suites ?

Dans les semaines à venir, trois questions méritent une attention particulière :

  1. La mise en œuvre du nouveau droit temporaire de 10 %, sa portée et son éventuelle extension ;

  2. La possibilité que la question des remboursements fasse l’objet d’un recours judiciaire, et l’impact financier potentiel ;

  3. La volonté du Congrès de légiférer pour clarifier le pouvoir tarifaire du président.

À court terme, le marché pourrait osciller entre « atténuation des risques » et « rebond des politiques ».

À moyen terme, les décideurs pourraient retarder certains investissements et projets d’expansion en attendant la clarification des règles.

À long terme, cette décision pourrait redéfinir le cadre juridique de la politique commerciale américaine.

Un ancien fonctionnaire du commerce fédéral a déclaré à Bloomberg : « Ce qui compte vraiment, ce n’est pas cette taxe, mais ce que le président pourra faire dans le futur. »

Auteur : Seed.eth

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