Risques juridiques liés au change de devises pour les particuliers — Définition de l'illégalité et interprétation pratique des frais

Les situations nécessitant des devises étrangères concernent tout le monde. Études à l’étranger, missions professionnelles à l’étranger, immigration… Dans ces cas, lorsqu’on échange de l’argent de manière personnelle, est-ce vraiment illégal ? Beaucoup se posent la question, mais la réponse n’est pas simple. Selon le système juridique chinois, « échange de devises = illégal » n’est pas une règle absolue ; ce qui compte, c’est « la nature de l’échange ».

« L’échange de devises est-il toujours illégal ? » — distinction entre usage personnel et activité commerciale

De nombreux clients qui consultent un cabinet d’avocats posent la même question : « Je peux payer une amende, mais je veux éviter la prison » — cette phrase illustre clairement la différence entre sanctions administratives et infractions pénales.

Selon le Règlement sur la gestion des devises étrangères de 2008, la vente ou l’achat privé de devises étrangères peut constituer une « infraction administrative ». Cependant, si une personne échange de l’argent pour son usage personnel, sans but lucratif, cela ne constitue généralement pas une infraction pénale. Le problème réside dans la difficulté à déterminer si l’objectif est personnel ou commercial.

Examinons des cas concrets. Si quelqu’un obtient 10 millions de RMB en devises étrangères via un canal de change privé pour créer une entreprise, cela relève-t-il d’un usage personnel ou d’une activité commerciale ? Dans un autre cas, une personne échange une grande quantité de RMB en dollars hongkongais pour rembourser une dette de jeu à l’étranger. Les deux peuvent sembler être des « usages personnels », mais dans la pratique, elles ont été poursuivies comme des infractions pénales.

Ce paradoxe s’explique par le fait que les autorités judiciaires pratiquent une « interprétation étendue » de la loi.

Seuils financiers et commissions — la frontière entre légalité et criminalité

L’ampleur de l’infraction liée à l’échange de devises est évaluée en fonction du montant. Selon l’interprétation du Règlement sur la gestion des devises étrangères de la République populaire de Chine de 2015, les seuils considérés comme relativement importants sont :

  • Vente ou achat privé de devises : équivalent à 1 000 USD ou plus
  • Introduction illégale de devises : équivalent à 50 000 USD ou plus

De plus, selon une interprétation de la Cour populaire suprême et du Parquet populaire suprême en 2019, les circonstances aggravantes pour « infraction d’activité commerciale illégale » sont :

  • Montant de l’activité commerciale illégale supérieur à 5 millions de RMB
  • Revenu illicite supérieur à 100 000 RMB

Un point crucial est que les commissions ou profits de change sont considérés comme des « revenus illicites ». Autrement dit, si vous percevez une commission en intervenant dans un échange, cette somme est prise en compte dans l’évaluation.

Par exemple, si vous facilitez un échange de 1 million de dollars pour une commission de 30 000 RMB, cette somme est comptabilisée comme « revenu illicite » et si elle atteint 100 000 RMB, cela peut satisfaire les conditions pour une infraction d’activité commerciale illégale.

Apprendre des cas concrets — pourquoi les jugements diffèrent pour des échanges similaires

Dans la pratique judiciaire chinoise, des actes identiques d’échange de devises peuvent aboutir à des verdicts très différents. Le cas le plus célèbre est la comparaison entre « l’affaire Liu Han » et « l’affaire Huang Guangyu ».

Ces deux affaires présentent des similitudes frappantes :

  • Motif de l’échange : remboursement de dettes de jeu à l’étranger
  • Méthode d’échange : toutes deux utilisent une technique appelée « contre-vente »

Mais les verdicts sont diamétralement opposés. Dans l’affaire Liu Han, il a été jugé qu’il n’y avait pas d’activité commerciale car il n’y avait pas de but lucratif, tandis que dans l’affaire Huang Guangyu, la personne a été reconnue coupable d’activité commerciale illégale.

Ce décalage s’explique par le fait que, dans le jugement de Huang Guangyu, le « but lucratif » n’a pas été suffisamment discuté, et l’accent a été mis à tort sur la question de savoir si le fait de rembourser une dette en devises étrangères relevait d’un échange de devises.

En résumé, même pour un même acte d’échange de devises :

  • La présence ou non d’un but lucratif
  • La perception de commissions ou de profits
  • La fréquence de l’opération (unique ou répétée)

ces éléments influencent fortement l’évaluation juridique.

Risques liés aux intermédiaires et aux facilitateurs — l’impact des commissions

Une attention particulière doit être portée aux « facilitateurs » ou « intermédiaires ». Lorsqu’un ami a besoin de devises étrangères, et que vous lui recommandez un canal de change ou faites l’intermédiaire entre acheteur et vendeur, jusqu’où cela reste-t-il légal ou devient-il illégal ?

Les critères clés sont :

Présence ou absence de commission et son montant Si vous faites la promotion gratuitement, cela reste moins risqué. En revanche, si vous percevez une commission, cela peut être considéré comme une activité lucrative.

Fréquence et montant des opérations Combien de transactions avez-vous facilitées ? Quel est le montant total ? Une activité régulière peut être assimilée à une activité commerciale.

Degré d’implication Vous vous contentez de présenter une personne à une autre, ou vous négociez aussi le taux de change, le délai de transfert, le compte bancaire, le montant ? Plus votre implication est grande, plus vous risquez d’être considéré comme coauteur ou complice.

Objectif de l’échange L’objectif du vendeur et de l’acheteur est aussi crucial. Si l’échange vise à blanchir de l’argent ou à recevoir des fonds volés, le facilitateur peut être poursuivi pour complicité ou dissimulation.

Des cas concrets ont montré que des facilitateurs ont été condamnés à 5 ans de prison pour activité commerciale illégale. Se limiter à « présenter un ami » ne suffit pas : l’ensemble de l’acte peut avoir des effets néfastes sur l’ordre du marché.

La complexité légale et l’interprétation judiciaire

Une question essentielle se pose : pourquoi, en l’absence de dispositions claires dans la loi, certains cas donnent lieu à des poursuites et des condamnations ?

La réponse réside dans la « lenteur » de la législation et dans l’« interprétation étendue » par les autorités judiciaires.

Face à l’évolution rapide des technologies numériques, blockchain, et autres innovations financières, la législation n’a pas toujours suivi. De même, les lois sur l’échange de devises étrangères restent souvent vagues face à la complexité des situations.

Ainsi, les autorités judiciaires appliquent largement les règlements anciens de 2008 et 2015, tout en ajoutant de nouvelles catégories dans l’interprétation de 2019. Cette « interprétation étendue » explique pourquoi des actes similaires peuvent aboutir à des verdicts différents.

Mesures pratiques pour un échange sécurisé

Pour minimiser les risques juridiques, il est conseillé de :

1. Utiliser des canaux officiels Les banques ou institutions financières réglementées sont les plus sûres. Si le montant dépasse la limite officielle de 50 000 USD par an, il faut envisager de répartir les opérations sur plusieurs années.

2. Clarifier l’objectif Études, frais médicaux, fonds d’entreprise légitimes… Il est essentiel que l’objectif soit précis. Un objectif flou peut attirer la suspicion.

3. Ne pas percevoir de commission Lorsque vous aidez un ami ou un proche à échanger, ne percevez surtout pas de commission. La perception de commissions est un critère clé pour déterminer une activité lucrative.

4. Éviter les grosses opérations uniques Il vaut mieux effectuer plusieurs petits échanges plutôt qu’un seul gros, pour réduire le risque d’être considéré comme un opérateur commercial.

5. Éviter les partenaires suspects Évitez toute relation avec des personnes soupçonnées de blanchiment, de fraude ou de financement du terrorisme. Dans ce cas, le facilitateur peut aussi être poursuivi pour complicité.

6. Consulter un professionnel En cas de doute, n’hésitez pas à consulter un avocat ou un fiscaliste. La consultation préalable est la meilleure façon d’éviter des risques.

En cas de contrôle ou de poursuites

Selon l’article 8 de l’interprétation de 2019, si vous êtes poursuivi, certains facteurs peuvent atténuer la peine :

  • La reconnaissance sincère de la faute
  • La manifestation de remords
  • La coopération active avec l’enquête
  • La restitution des revenus illicites

Même en cas de poursuite pénale, il est parfois possible de faire valoir des arguments solides pour faire évoluer la situation.

Cependant, la nature clandestine des échanges privés rend leur détection difficile, et une fois l’enquête lancée, plusieurs acteurs peuvent être impliqués. Les amendes administratives ne sont pas négligeables.

En conclusion, l’échange de devises par un particulier reste une « zone grise ». La législation n’est pas totalement claire, et il existe un espace où l’activité peut être considérée comme légale ou illégale. Cependant, s’aventurer dans cette zone comporte des risques imprévisibles.

Le principe de sécurité : effectuer ses échanges dans le cadre légal, et consulter un professionnel en cas de doute. C’est la seule façon d’éviter des complications inutiles.

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