Source : CritpoTendencia
Titre original : Le Japon rehausse ses prévisions de croissance et maintient ses taux à leur niveau le plus élevé depuis 30 ans
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La Banque du Japon a relevé ses prévisions de croissance économique tout en décidant de maintenir inchangée sa taux de référence à 0,75%, le niveau le plus élevé en trois décennies. La signalisation intervient à un moment politiquement sensible, le pays se dirigeant vers des élections anticipées qui pourraient redéfinir l’équilibre entre politique monétaire et stimulus fiscal.
L’autorité monétaire a révisé à la hausse son estimation de croissance pour l’année fiscale se terminant en mars 2026, la portant à 0,9% contre 0,7% précédemment. Elle a également amélioré sa projection pour l’exercice 2026, jusqu’à 1%, contre 0,7% estimé en octobre. Cet ajustement vise à renforcer le message de résilience, même si les données récentes d’activité montrent des signaux mitigés.
Croissance révisée à la hausse, données d’activité plus faibles
Les dernières chiffres du PIB indiquent que l’économie japonaise s’est contractée davantage que prévu au troisième trimestre, avec une baisse de 0,6% trimestrielle et de 2,3% annualisée. Cette divergence entre les prévisions officielles et les données concrètes reflète le défi auquel le Japon est confronté : progresser dans la normalisation monétaire après des années de stimuli exceptionnels, sans freiner une reprise encore fragile.
La décision sur les taux a été adoptée à 8 voix contre 1. Lors de la réunion, le membre du conseil d’administration Hajime Takata a proposé de porter le taux d’intérêt à 1%, estimant que les risques pour les prix sont orientés à la hausse.
Pression politique et élections à l’horizon
Depuis mars 2024, le Japon a abandonné son régime de taux négatifs et a lancé un processus de normalisation progressive, conditionné à un cycle vertueux entre salaires et prix. Cependant, cette trajectoire fait face à une pression politique croissante. La Première ministre Sanae Takaichi a intensifié son discours en faveur de taux plus bas et d’un soutien fiscal accru pour soutenir la croissance.
Le gouvernement prévoit un budget record de 783 milliards de dollars pour l’année fiscale à venir, qui s’ajoute à un paquet de stimulus de 135 milliards de dollars adopté l’année dernière pour atténuer l’impact du coût de la vie. Cette approche a accru les préoccupations du marché concernant la trajectoire fiscale.
Yen faible, rendements en hausse et focus sur la stabilité
Malgré le resserrement monétaire, les rendements des obligations japonaises ont atteint des sommets de plusieurs décennies, favorisant les sorties de capitaux et exerçant une pression sur le yen. La monnaie s’est dépréciée d’environ 4,6% face au dollar depuis fin octobre, se situant autour de 158,61, dans un contexte où les taux réels restent négatifs et où les doutes fiscaux persistent.
La ministre des Finances Satsuki Katayama a averti des mouvements unilatéraux sur le taux de change et assuré que le gouvernement surveille les marchés avec un sens aigu de l’urgence. Parallèlement, des analystes d’ING ont indiqué que le marché se concentrera sur la façon dont le gouverneur Kazuo Ueda évalue l’impact de la faiblesse du yen sur l’inflation.
Alors que le Japon se dirige vers les urnes le 8 février, l’équilibre délicat entre politique monétaire, pression fiscale et stabilité du change devient un facteur clé non seulement pour Tokyo, mais pour toute l’Asie, qui suit de près chaque signal de la banque centrale japonaise.
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Le Japon rehausse ses prévisions de croissance et maintient les taux à leur niveau maximal depuis 30 ans
Source : CritpoTendencia Titre original : Le Japon rehausse ses prévisions de croissance et maintient ses taux à leur niveau le plus élevé depuis 30 ans Lien original : La Banque du Japon a relevé ses prévisions de croissance économique tout en décidant de maintenir inchangée sa taux de référence à 0,75%, le niveau le plus élevé en trois décennies. La signalisation intervient à un moment politiquement sensible, le pays se dirigeant vers des élections anticipées qui pourraient redéfinir l’équilibre entre politique monétaire et stimulus fiscal.
L’autorité monétaire a révisé à la hausse son estimation de croissance pour l’année fiscale se terminant en mars 2026, la portant à 0,9% contre 0,7% précédemment. Elle a également amélioré sa projection pour l’exercice 2026, jusqu’à 1%, contre 0,7% estimé en octobre. Cet ajustement vise à renforcer le message de résilience, même si les données récentes d’activité montrent des signaux mitigés.
Croissance révisée à la hausse, données d’activité plus faibles
Les dernières chiffres du PIB indiquent que l’économie japonaise s’est contractée davantage que prévu au troisième trimestre, avec une baisse de 0,6% trimestrielle et de 2,3% annualisée. Cette divergence entre les prévisions officielles et les données concrètes reflète le défi auquel le Japon est confronté : progresser dans la normalisation monétaire après des années de stimuli exceptionnels, sans freiner une reprise encore fragile.
La décision sur les taux a été adoptée à 8 voix contre 1. Lors de la réunion, le membre du conseil d’administration Hajime Takata a proposé de porter le taux d’intérêt à 1%, estimant que les risques pour les prix sont orientés à la hausse.
Pression politique et élections à l’horizon
Depuis mars 2024, le Japon a abandonné son régime de taux négatifs et a lancé un processus de normalisation progressive, conditionné à un cycle vertueux entre salaires et prix. Cependant, cette trajectoire fait face à une pression politique croissante. La Première ministre Sanae Takaichi a intensifié son discours en faveur de taux plus bas et d’un soutien fiscal accru pour soutenir la croissance.
Le gouvernement prévoit un budget record de 783 milliards de dollars pour l’année fiscale à venir, qui s’ajoute à un paquet de stimulus de 135 milliards de dollars adopté l’année dernière pour atténuer l’impact du coût de la vie. Cette approche a accru les préoccupations du marché concernant la trajectoire fiscale.
Yen faible, rendements en hausse et focus sur la stabilité
Malgré le resserrement monétaire, les rendements des obligations japonaises ont atteint des sommets de plusieurs décennies, favorisant les sorties de capitaux et exerçant une pression sur le yen. La monnaie s’est dépréciée d’environ 4,6% face au dollar depuis fin octobre, se situant autour de 158,61, dans un contexte où les taux réels restent négatifs et où les doutes fiscaux persistent.
La ministre des Finances Satsuki Katayama a averti des mouvements unilatéraux sur le taux de change et assuré que le gouvernement surveille les marchés avec un sens aigu de l’urgence. Parallèlement, des analystes d’ING ont indiqué que le marché se concentrera sur la façon dont le gouverneur Kazuo Ueda évalue l’impact de la faiblesse du yen sur l’inflation.
Alors que le Japon se dirige vers les urnes le 8 février, l’équilibre délicat entre politique monétaire, pression fiscale et stabilité du change devient un facteur clé non seulement pour Tokyo, mais pour toute l’Asie, qui suit de près chaque signal de la banque centrale japonaise.