Le co-fondateur d’Ethereum, Vitalik Buterin, a récemment exprimé une opinion qui semble aller à l’encontre de la tendance générale du secteur — il critique la mentalité consistant à poursuivre uniquement « les outils que tout le monde utilise » et prône plutôt l’adoption d’outils décentralisés et de niche. Ce n’est pas seulement une déclaration d’idées, mais aussi une démarche concrète qu’il met en pratique dans sa vie quotidienne.
Changement de paradigme : de la concession à la principauté
Pourquoi abandonner les outils grand public
Vitalik souligne que rechercher « l’outil avec le plus grand nombre d’utilisateurs » est en soi un piège. Ces outils grand public collectent souvent des données utilisateur, laissent des portes dérobées aux gouvernements, et cette dépendance, bien qu’apparaissant pratique, revient à réduire progressivement l’autonomie de l’utilisateur. Il cite en exemple Liberty Reserve, un ancien service de paiement — c’est cette mentalité « tout le monde l’utilise » qui a finalement fait perdre au projet ses principes, le rendant vulnérable aux intérêts des groupes de pouvoir.
Au contraire, la réussite de Bitcoin repose sur un principe simple mais ferme : construire des outils qui protègent l’autonomie et la liberté des utilisateurs, plutôt que de chercher à maximiser le nombre d’utilisateurs.
Des actions concrètes en cours
Ce n’est pas une parole en l’air. Selon les dernières informations, il a déjà effectué une migration de ses outils :
Passage de Telegram à Signal (application de messagerie)
Passage d’outils de documents traditionnels à Fileverse (outil décentralisé de documents cryptés)
Sur les réseaux sociaux, accès à des protocoles décentralisés comme Lens, Farcaster, Bluesky via des outils multi-plateformes comme Firefly.social
Ce sont des choix relativement niche, mais chacun reflète une priorité donnée à l’autonomie.
Une conscience accrue de la décentralisation
De la socialisation à l’infrastructure
Fait intéressant, cette évolution de mentalité de Vitalik n’est pas isolée. Selon diverses sources, il prévoit de revenir en force à des réseaux sociaux décentralisés d’ici 2026, en avançant un point clé : si l’on veut une société meilleure, il faut disposer de meilleurs outils de communication de masse, plutôt que de plateformes centralisées axées sur l’interaction à court terme et la spéculation.
Cela implique qu’il considère que le changement véritable doit commencer au niveau des outils fondamentaux. La décentralisation n’est pas seulement une caractéristique technique, mais un mécanisme de compétition — en partageant la couche de données, tout le monde doit pouvoir construire son propre client, brisant ainsi le monopole d’une plateforme unique.
Critique des projets sociaux cryptographiques
Vitalik critique également certains projets sociaux cryptographiques pour leur orientation erronée. Il souligne que « forcer un token spéculatif sur un produit social » n’est pas une innovation. Ces projets qui tentent de créer une bulle de prix via des tokens récompensent souvent le capital social existant plutôt que la qualité du contenu, et finissent par voir leur token s’effondrer, entraînant l’échec du projet.
Promotion de la décentralisation au niveau des protocoles
Sur un plan plus technique, Vitalik a récemment proposé d’introduire un DVT natif (Distributed Validator Technology) au niveau du protocole Ethereum. Cela illustre la même logique : réduire le risque de point unique de défaillance par la conception technique, en favorisant une véritable décentralisation des validateurs, plutôt que de dépendre d’une coordination externe.
Que cela signifie-t-il ?
Point de vue personnel
Toute cette série d’actions reflète la cohérence de la pensée de Vitalik : les principes priment sur la commodité, l’autonomie sur le nombre d’utilisateurs, la valeur à long terme sur le gain à court terme. Cela peut sembler peu « pragmatique », mais si l’on regarde le succès de Bitcoin et l’évolution d’Ethereum, on constate que les projets qui respectent leurs principes ont souvent une pérennité plus forte.
Impact potentiel
Le changement de Vitalik pourrait avoir un effet d’entraînement dans la communauté crypto. Lorsqu’un leader commence à mettre en pratique la décentralisation, cela influence le choix des outils par les développeurs, la direction des projets, et même la perception des utilisateurs sur ce qu’est réellement le Web3.
Il ne s’agit pas de dire que les outils décentralisés vont immédiatement supplanter les plateformes centralisées — la différence de volume d’utilisateurs reste importante. Mais cela montre qu’au sein de l’écosystème crypto, une force est en train de repenser ce qui mérite vraiment d’être construit.
En résumé
Cette déclaration et ces actions de Vitalik répondent fondamentalement à une question ancienne : êtes-vous prêt à sacrifier la liberté pour la commodité ? Sa réponse est négative. Du passage de Telegram à Signal, de Google Docs à Fileverse, ces petits changements d’outils sont en réalité un vote en faveur d’un principe — l’autonomie n’est pas une option, c’est une ligne rouge.
Cette conviction ne fera peut-être pas de lui « la personne la plus populaire », mais dans le monde de la crypto, c’est précisément cette posture qui peut s’avérer la plus précieuse. Reste à voir si cette philosophie deviendra le consensus dominant de la communauté crypto d’ici 2026.
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Le choix de Vitalik : pourquoi l'autonomie prime sur le nombre d'utilisateurs
Le co-fondateur d’Ethereum, Vitalik Buterin, a récemment exprimé une opinion qui semble aller à l’encontre de la tendance générale du secteur — il critique la mentalité consistant à poursuivre uniquement « les outils que tout le monde utilise » et prône plutôt l’adoption d’outils décentralisés et de niche. Ce n’est pas seulement une déclaration d’idées, mais aussi une démarche concrète qu’il met en pratique dans sa vie quotidienne.
Changement de paradigme : de la concession à la principauté
Pourquoi abandonner les outils grand public
Vitalik souligne que rechercher « l’outil avec le plus grand nombre d’utilisateurs » est en soi un piège. Ces outils grand public collectent souvent des données utilisateur, laissent des portes dérobées aux gouvernements, et cette dépendance, bien qu’apparaissant pratique, revient à réduire progressivement l’autonomie de l’utilisateur. Il cite en exemple Liberty Reserve, un ancien service de paiement — c’est cette mentalité « tout le monde l’utilise » qui a finalement fait perdre au projet ses principes, le rendant vulnérable aux intérêts des groupes de pouvoir.
Au contraire, la réussite de Bitcoin repose sur un principe simple mais ferme : construire des outils qui protègent l’autonomie et la liberté des utilisateurs, plutôt que de chercher à maximiser le nombre d’utilisateurs.
Des actions concrètes en cours
Ce n’est pas une parole en l’air. Selon les dernières informations, il a déjà effectué une migration de ses outils :
Ce sont des choix relativement niche, mais chacun reflète une priorité donnée à l’autonomie.
Une conscience accrue de la décentralisation
De la socialisation à l’infrastructure
Fait intéressant, cette évolution de mentalité de Vitalik n’est pas isolée. Selon diverses sources, il prévoit de revenir en force à des réseaux sociaux décentralisés d’ici 2026, en avançant un point clé : si l’on veut une société meilleure, il faut disposer de meilleurs outils de communication de masse, plutôt que de plateformes centralisées axées sur l’interaction à court terme et la spéculation.
Cela implique qu’il considère que le changement véritable doit commencer au niveau des outils fondamentaux. La décentralisation n’est pas seulement une caractéristique technique, mais un mécanisme de compétition — en partageant la couche de données, tout le monde doit pouvoir construire son propre client, brisant ainsi le monopole d’une plateforme unique.
Critique des projets sociaux cryptographiques
Vitalik critique également certains projets sociaux cryptographiques pour leur orientation erronée. Il souligne que « forcer un token spéculatif sur un produit social » n’est pas une innovation. Ces projets qui tentent de créer une bulle de prix via des tokens récompensent souvent le capital social existant plutôt que la qualité du contenu, et finissent par voir leur token s’effondrer, entraînant l’échec du projet.
Promotion de la décentralisation au niveau des protocoles
Sur un plan plus technique, Vitalik a récemment proposé d’introduire un DVT natif (Distributed Validator Technology) au niveau du protocole Ethereum. Cela illustre la même logique : réduire le risque de point unique de défaillance par la conception technique, en favorisant une véritable décentralisation des validateurs, plutôt que de dépendre d’une coordination externe.
Que cela signifie-t-il ?
Point de vue personnel
Toute cette série d’actions reflète la cohérence de la pensée de Vitalik : les principes priment sur la commodité, l’autonomie sur le nombre d’utilisateurs, la valeur à long terme sur le gain à court terme. Cela peut sembler peu « pragmatique », mais si l’on regarde le succès de Bitcoin et l’évolution d’Ethereum, on constate que les projets qui respectent leurs principes ont souvent une pérennité plus forte.
Impact potentiel
Le changement de Vitalik pourrait avoir un effet d’entraînement dans la communauté crypto. Lorsqu’un leader commence à mettre en pratique la décentralisation, cela influence le choix des outils par les développeurs, la direction des projets, et même la perception des utilisateurs sur ce qu’est réellement le Web3.
Il ne s’agit pas de dire que les outils décentralisés vont immédiatement supplanter les plateformes centralisées — la différence de volume d’utilisateurs reste importante. Mais cela montre qu’au sein de l’écosystème crypto, une force est en train de repenser ce qui mérite vraiment d’être construit.
En résumé
Cette déclaration et ces actions de Vitalik répondent fondamentalement à une question ancienne : êtes-vous prêt à sacrifier la liberté pour la commodité ? Sa réponse est négative. Du passage de Telegram à Signal, de Google Docs à Fileverse, ces petits changements d’outils sont en réalité un vote en faveur d’un principe — l’autonomie n’est pas une option, c’est une ligne rouge.
Cette conviction ne fera peut-être pas de lui « la personne la plus populaire », mais dans le monde de la crypto, c’est précisément cette posture qui peut s’avérer la plus précieuse. Reste à voir si cette philosophie deviendra le consensus dominant de la communauté crypto d’ici 2026.