Le Russell 2000 a atteint un nouveau sommet hier avec une hausse de 1,2 %, établissant un record historique, ce qui aurait dû être un bon signal. Mais en même temps, le Bitcoin est passé de 98 000 dollars à 91 000 dollars, l’or et l’argent ont atteint de nouveaux sommets, et les petites capitalisations américaines ont enchaîné 11 jours de hausse. Le marché présente une divergence rare : les actifs traditionnels en pleine fête, tandis que les cryptomonnaies restent silencieuses. Derrière cette situation extrême, se cachent des signaux profonds concernant la liquidité mondiale et le changement de tendance du marché.
Pourquoi tous les actifs mondiaux montent-ils sauf les cryptomonnaies ?
Les données récentes permettent de comprendre à quel point cette divergence est absurde. En 2025, l’or a augmenté de plus de 60 %, l’argent a flambé de 210 %, et le Russell 2000 a battu le S&P 500 pendant 11 jours consécutifs. En 2026, cette dynamique se poursuit : le 20 janvier, l’or et l’argent ont atteint de nouveaux sommets, et le CSI 50 a enregistré une hausse mensuelle de plus de 15 %.
En contraste frappant, la performance du Bitcoin est très différente. Cet actif, autrefois porteur d’espoir, soutenu par un ETF, par Wall Street, et par une réserve stratégique nationale, recule dans cette fête mondiale. Le Bitcoin a stagné à proximité de 100 000 dollars pendant trois mois, et récemment, il a connu six séances consécutives de baisse, avec une volatilité tombée à son niveau historique le plus bas. Certains investisseurs ont même résumé la stratégie “ABC” (Anything But Crypto) — à savoir, acheter tout sauf des cryptomonnaies, car on peut gagner de l’argent sans y toucher.
La véritable signification du record du Russell 2000
Le Russell 2000, qui représente les petites capitalisations américaines, est généralement considéré comme un indicateur de l’appétit pour le risque sur le marché. Selon Bloomberg, depuis 1979, il y a eu cinq fois où le Russell 2000 a devancé le S&P 500 d’au moins 500 points de base lors du premier mois de l’année. Sur ces cinq années, quatre ont vu le marché maintenir cet avantage toute l’année, la seule exception étant 2021 (au moment où la bulle des petites capitalisations a éclaté). En moyenne, le Russell 2000 a enregistré une hausse annuelle de 22,6 % dans ces cas.
Selon cette logique, le record du Russell 2000 devrait indiquer une amélioration de la liquidité du marché et un regain d’appétit pour le risque. Mais le problème est que cette amélioration n’a pas profité au marché des cryptomonnaies.
Trois raisons pour lesquelles le Bitcoin est à la traîne
La liquidité se resserre, pas ne s’améliore
Le resserrement quantitatif (QT) de la Fed se poursuit, la Banque centrale du Japon a augmenté ses taux de manière significative, et les deux principales sources de liquidité mondiale se “vident”. La hausse du Russell 2000 est davantage due à une rotation des fonds entre actifs traditionnels qu’à une augmentation globale de la liquidité. En tant qu’actif “qui monte avec l’eau”, le Bitcoin a du mal à s’envoler dans un environnement où l’argent manque.
Le Bitcoin est un indicateur avancé du marché
Le Bitcoin, directement influencé par la liquidité mondiale, a tendance à atteindre ses sommets ou ses creux avant les autres actifs risqués. Sa faiblesse actuelle n’est pas une défaite, mais plutôt une alerte précise (“fault warning”). Lorsque cet indicateur avancé stagne, la dynamique de hausse des autres actifs, qui semblait forte, pourrait également s’épuiser rapidement.
L’état réel de l’appétit pour le risque
Même si le Russell 2000 monte, cela reflète surtout une rotation sectorielle spécifique (petites capitalisations, or, actifs refuges + croissance hybride), et non un véritable renforcement global de l’appétit pour le risque. L’incertitude sur l’avenir demeure, et les grands investisseurs évitent instinctivement des actifs à haut risque comme le Bitcoin.
Les inquiétudes derrière une apparence de prospérité
Cette divergence du marché semble être une victoire des petites capitalisations, mais elle reflète en réalité une réalité plus complexe : les marchés financiers mondiaux cherchent de nouvelles sources de croissance. La hausse de l’or et des petites capitalisations est en partie une “fuite” des grandes techs traditionnelles, et non le début d’un nouveau marché haussier.
Le silence du Bitcoin met en lumière une vérité embarrassante : malgré un soutien sans précédent de la part du mainstream, dans un environnement de liquidité réel, il reste considéré comme un actif à haut risque, facilement vendu lorsque la préférence pour le risque diminue.
En résumé
Le record du Russell 2000 est effectivement à surveiller, mais il ne signale pas une prospérité généralisée du marché, seulement une recherche de nouvelles sources de croissance par les fonds. La chute du Bitcoin est encore plus préoccupante, car elle pourrait indiquer que la dynamique haussière d’autres marchés s’épuise également. Les investisseurs doivent comprendre que cette divergence n’est pas simplement une question de “qui gagne, qui perd”, mais une réallocation d’actifs dans un contexte de resserrement de la liquidité et de fluctuation de l’appétit pour le risque. L’avenir dépendra de la véritable orientation de la liquidité mondiale et de l’appétit pour le risque.
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Russell 2000 atteint un nouveau sommet, pourquoi le Bitcoin est-il seul à la traîne ? La vérité derrière la divergence des marchés mondiaux
Le Russell 2000 a atteint un nouveau sommet hier avec une hausse de 1,2 %, établissant un record historique, ce qui aurait dû être un bon signal. Mais en même temps, le Bitcoin est passé de 98 000 dollars à 91 000 dollars, l’or et l’argent ont atteint de nouveaux sommets, et les petites capitalisations américaines ont enchaîné 11 jours de hausse. Le marché présente une divergence rare : les actifs traditionnels en pleine fête, tandis que les cryptomonnaies restent silencieuses. Derrière cette situation extrême, se cachent des signaux profonds concernant la liquidité mondiale et le changement de tendance du marché.
Pourquoi tous les actifs mondiaux montent-ils sauf les cryptomonnaies ?
Les données récentes permettent de comprendre à quel point cette divergence est absurde. En 2025, l’or a augmenté de plus de 60 %, l’argent a flambé de 210 %, et le Russell 2000 a battu le S&P 500 pendant 11 jours consécutifs. En 2026, cette dynamique se poursuit : le 20 janvier, l’or et l’argent ont atteint de nouveaux sommets, et le CSI 50 a enregistré une hausse mensuelle de plus de 15 %.
En contraste frappant, la performance du Bitcoin est très différente. Cet actif, autrefois porteur d’espoir, soutenu par un ETF, par Wall Street, et par une réserve stratégique nationale, recule dans cette fête mondiale. Le Bitcoin a stagné à proximité de 100 000 dollars pendant trois mois, et récemment, il a connu six séances consécutives de baisse, avec une volatilité tombée à son niveau historique le plus bas. Certains investisseurs ont même résumé la stratégie “ABC” (Anything But Crypto) — à savoir, acheter tout sauf des cryptomonnaies, car on peut gagner de l’argent sans y toucher.
La véritable signification du record du Russell 2000
Le Russell 2000, qui représente les petites capitalisations américaines, est généralement considéré comme un indicateur de l’appétit pour le risque sur le marché. Selon Bloomberg, depuis 1979, il y a eu cinq fois où le Russell 2000 a devancé le S&P 500 d’au moins 500 points de base lors du premier mois de l’année. Sur ces cinq années, quatre ont vu le marché maintenir cet avantage toute l’année, la seule exception étant 2021 (au moment où la bulle des petites capitalisations a éclaté). En moyenne, le Russell 2000 a enregistré une hausse annuelle de 22,6 % dans ces cas.
Selon cette logique, le record du Russell 2000 devrait indiquer une amélioration de la liquidité du marché et un regain d’appétit pour le risque. Mais le problème est que cette amélioration n’a pas profité au marché des cryptomonnaies.
Trois raisons pour lesquelles le Bitcoin est à la traîne
La liquidité se resserre, pas ne s’améliore
Le resserrement quantitatif (QT) de la Fed se poursuit, la Banque centrale du Japon a augmenté ses taux de manière significative, et les deux principales sources de liquidité mondiale se “vident”. La hausse du Russell 2000 est davantage due à une rotation des fonds entre actifs traditionnels qu’à une augmentation globale de la liquidité. En tant qu’actif “qui monte avec l’eau”, le Bitcoin a du mal à s’envoler dans un environnement où l’argent manque.
Le Bitcoin est un indicateur avancé du marché
Le Bitcoin, directement influencé par la liquidité mondiale, a tendance à atteindre ses sommets ou ses creux avant les autres actifs risqués. Sa faiblesse actuelle n’est pas une défaite, mais plutôt une alerte précise (“fault warning”). Lorsque cet indicateur avancé stagne, la dynamique de hausse des autres actifs, qui semblait forte, pourrait également s’épuiser rapidement.
L’état réel de l’appétit pour le risque
Même si le Russell 2000 monte, cela reflète surtout une rotation sectorielle spécifique (petites capitalisations, or, actifs refuges + croissance hybride), et non un véritable renforcement global de l’appétit pour le risque. L’incertitude sur l’avenir demeure, et les grands investisseurs évitent instinctivement des actifs à haut risque comme le Bitcoin.
Les inquiétudes derrière une apparence de prospérité
Cette divergence du marché semble être une victoire des petites capitalisations, mais elle reflète en réalité une réalité plus complexe : les marchés financiers mondiaux cherchent de nouvelles sources de croissance. La hausse de l’or et des petites capitalisations est en partie une “fuite” des grandes techs traditionnelles, et non le début d’un nouveau marché haussier.
Le silence du Bitcoin met en lumière une vérité embarrassante : malgré un soutien sans précédent de la part du mainstream, dans un environnement de liquidité réel, il reste considéré comme un actif à haut risque, facilement vendu lorsque la préférence pour le risque diminue.
En résumé
Le record du Russell 2000 est effectivement à surveiller, mais il ne signale pas une prospérité généralisée du marché, seulement une recherche de nouvelles sources de croissance par les fonds. La chute du Bitcoin est encore plus préoccupante, car elle pourrait indiquer que la dynamique haussière d’autres marchés s’épuise également. Les investisseurs doivent comprendre que cette divergence n’est pas simplement une question de “qui gagne, qui perd”, mais une réallocation d’actifs dans un contexte de resserrement de la liquidité et de fluctuation de l’appétit pour le risque. L’avenir dépendra de la véritable orientation de la liquidité mondiale et de l’appétit pour le risque.