Source : Coindoo
Titre original : La Banque d’Italie signale une expansion économique stable malgré les vents contraires mondiaux
Lien original :
L’Italie semble avoir évité un ralentissement en fin d’année, l’activité économique se maintenant mieux que prévu malgré la pression mondiale croissante.
Une nouvelle évaluation de la Banque d’Italie suggère que le pays a conservé une modeste dynamique jusqu’à la fin de l’année, aidé par une combinaison de demande intérieure résiliente et d’améliorations dans certaines parties du secteur industriel.
Principaux points à retenir
L’économie italienne semble avoir maintenu une dynamique modérée vers la fin de l’année
La croissance a été principalement soutenue par les services, tandis que l’industrie montre des signes précoces de reprise
La fabrication fait face à une pression continue de la concurrence plus forte, notamment de la Chine
Une croissance stable reste cruciale pour financer les politiques gouvernementales tout en maîtrisant les finances publiques
Une économie axée sur les services absorbe les chocs externes
Plutôt que de s’appuyer principalement sur la fabrication, la performance récente de l’Italie s’est fortement orientée vers les services. Les services à destination des entreprises, en particulier, ont continué de croître, apportant une force stabilisatrice à une époque où les conditions du commerce international restent difficiles. Cette force dans les services a permis d’amortir l’économie contre une demande extérieure plus faible et un ralentissement de la croissance ailleurs en Europe.
L’industrie, quant à elle, a commencé à montrer des signes de reprise après une période difficile. La banque centrale a noté une reprise timide de l’activité industrielle, bien que les responsables restent prudents quant à la durabilité de ce rebond. La concurrence des fabricants chinois s’intensifie, et cette pression devrait peser sur les producteurs italiens, en particulier dans les segments orientés à l’exportation.
Une croissance stable, pas une année de rupture
En regardant vers l’avenir, les décideurs politiques n’anticipent pas une accélération spectaculaire. La croissance de l’économie italienne devrait encore tourner autour de 0,6 % cette année, conformément aux prévisions précédentes. Au-delà, la croissance devrait se renforcer progressivement au cours de la seconde moitié de la décennie, à condition que les conditions mondiales ne se détériorent pas brusquement.
Ce scénario reflète un schéma familier pour l’Italie : un potentiel limité à la hausse, mais aussi une limite à la baisse tant que la demande intérieure reste solide. Le ton de la banque centrale suggère une confiance dans la stabilité plutôt qu’un optimisme quant à une expansion rapide.
La politique fiscale emprunte un chemin étroit
La performance économique est étroitement liée à la stratégie budgétaire du gouvernement sous la direction de la Première ministre Giorgia Meloni. Rome s’est engagée à maintenir le déficit budgétaire autour de 3 % du produit intérieur brut cette année, tout en supposant une croissance d’environ 0,7 %. Ce cadre est conçu pour préserver la crédibilité fiscale tout en laissant de la place pour des mesures de soutien ciblées.
Le gouvernement a fait de la réduction fiscale pour les ménages à revenu moyen et de l’aide financière aux familles une priorité. Réaliser ces promesses sans déstabiliser les investisseurs ou les partenaires de l’UE dépend fortement du maintien d’une croissance économique modérée en Italie.
Pourquoi une croissance “modérée” reste essentielle
Pour un pays avec l’une des dettes publiques les plus élevées d’Europe, même de faibles taux de croissance comptent. Une expansion constante aide à stabiliser la dynamique de la dette, soutient l’emploi et donne aux décideurs politiques une marge de manœuvre. Un arrêt prolongé, en revanche, compliquerait rapidement les plans fiscaux et limiterait les options politiques.
Les derniers signaux de la Banque d’Italie suggèrent que l’économie navigue dans un environnement mondial difficile avec une résilience relative. Cependant, la perspective dépend de la capacité des services à continuer de compenser la faiblesse industrielle et de la capacité des fabricants à s’adapter à la concurrence internationale croissante.
En résumé, l’Italie ne connaît pas une accélération, mais elle continue d’avancer – et dans le contexte mondial actuel, cela seul revêt une importance.
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La Banque d'Italie signale une expansion économique stable malgré les vents contraires mondiaux
Source : Coindoo Titre original : La Banque d’Italie signale une expansion économique stable malgré les vents contraires mondiaux Lien original :
L’Italie semble avoir évité un ralentissement en fin d’année, l’activité économique se maintenant mieux que prévu malgré la pression mondiale croissante.
Une nouvelle évaluation de la Banque d’Italie suggère que le pays a conservé une modeste dynamique jusqu’à la fin de l’année, aidé par une combinaison de demande intérieure résiliente et d’améliorations dans certaines parties du secteur industriel.
Principaux points à retenir
Une économie axée sur les services absorbe les chocs externes
Plutôt que de s’appuyer principalement sur la fabrication, la performance récente de l’Italie s’est fortement orientée vers les services. Les services à destination des entreprises, en particulier, ont continué de croître, apportant une force stabilisatrice à une époque où les conditions du commerce international restent difficiles. Cette force dans les services a permis d’amortir l’économie contre une demande extérieure plus faible et un ralentissement de la croissance ailleurs en Europe.
L’industrie, quant à elle, a commencé à montrer des signes de reprise après une période difficile. La banque centrale a noté une reprise timide de l’activité industrielle, bien que les responsables restent prudents quant à la durabilité de ce rebond. La concurrence des fabricants chinois s’intensifie, et cette pression devrait peser sur les producteurs italiens, en particulier dans les segments orientés à l’exportation.
Une croissance stable, pas une année de rupture
En regardant vers l’avenir, les décideurs politiques n’anticipent pas une accélération spectaculaire. La croissance de l’économie italienne devrait encore tourner autour de 0,6 % cette année, conformément aux prévisions précédentes. Au-delà, la croissance devrait se renforcer progressivement au cours de la seconde moitié de la décennie, à condition que les conditions mondiales ne se détériorent pas brusquement.
Ce scénario reflète un schéma familier pour l’Italie : un potentiel limité à la hausse, mais aussi une limite à la baisse tant que la demande intérieure reste solide. Le ton de la banque centrale suggère une confiance dans la stabilité plutôt qu’un optimisme quant à une expansion rapide.
La politique fiscale emprunte un chemin étroit
La performance économique est étroitement liée à la stratégie budgétaire du gouvernement sous la direction de la Première ministre Giorgia Meloni. Rome s’est engagée à maintenir le déficit budgétaire autour de 3 % du produit intérieur brut cette année, tout en supposant une croissance d’environ 0,7 %. Ce cadre est conçu pour préserver la crédibilité fiscale tout en laissant de la place pour des mesures de soutien ciblées.
Le gouvernement a fait de la réduction fiscale pour les ménages à revenu moyen et de l’aide financière aux familles une priorité. Réaliser ces promesses sans déstabiliser les investisseurs ou les partenaires de l’UE dépend fortement du maintien d’une croissance économique modérée en Italie.
Pourquoi une croissance “modérée” reste essentielle
Pour un pays avec l’une des dettes publiques les plus élevées d’Europe, même de faibles taux de croissance comptent. Une expansion constante aide à stabiliser la dynamique de la dette, soutient l’emploi et donne aux décideurs politiques une marge de manœuvre. Un arrêt prolongé, en revanche, compliquerait rapidement les plans fiscaux et limiterait les options politiques.
Les derniers signaux de la Banque d’Italie suggèrent que l’économie navigue dans un environnement mondial difficile avec une résilience relative. Cependant, la perspective dépend de la capacité des services à continuer de compenser la faiblesse industrielle et de la capacité des fabricants à s’adapter à la concurrence internationale croissante.
En résumé, l’Italie ne connaît pas une accélération, mais elle continue d’avancer – et dans le contexte mondial actuel, cela seul revêt une importance.